Écrit le 23 juin, 2025
Rien ne prédestinait Samuel Teraly à travailler chez le constructeur aéronautique Toulousain.
Ce Bordelais de naissance a suivi une formation technique en génie électrique et informatique industrielle. En 2007, il part en mission quelques mois en Inde pour participer au développement de systèmes de régulation pour des panneaux solaires et éoliennes.
En 2008, il réalise son stage de fin de master achat chez Airbus qui l’embauche quelques mois plus tard.
« Je ne connaissais pas Toulouse, je n’étais pas spécialement intéressé par l’aéronautique et ne connaissais rien au rugby » résume-t-il.
Il découvre et se passionne pour le système industriel et la complexité de l’avionneur. Il commence par travailler quelques mois sur la structure primaire composite de l’A350, puis rejoint AEROLIA, une filiale créée pour le détourage des activités aérostructures française d’AIRBUS.
Samuel est alors responsable des équipes achats pièces standards « on fonctionnait comme une PME au sein d’un grand groupe ».
En 2016, il revient chez AIRBUS en tant que responsable de projet de réduction des coûts au sein des équipes achat matières et pièces.
En 2022, il prend le rôle de chef de projets pour la consolidation de la filière aéronautique française puis rejoint en 2024 les affaires industrielles pour poursuivre ce même projet. Samuel travaille sur des sujets de crises qui peuvent toucher les partenaires d’Airbus dans le chemin critique de la montée en cadence. Il adresse également des sujets structurant pour le long terme afin de préparer cette supply chain aux défis de demain en impliquant les équipes achats et l’écosystème français qu’ils soient institutionnels publics ou privés .
C’est un poste qui demande de l’anticipation et beaucoup de collaborations en interne comme en externe pour élaborer la meilleure stratégie. « J’aime résoudre des problèmes parfois complexes ».
Pour cela, Samuel est amené à travailler avec de nombreuses parties prenantes dans des contextes tendus où l’incertitude fait partie de l’équation : « Je suis un peu un couteau suisse ! ».
Tombé un peu par hasard dans l’aéronautique, Samuel est aujourd’hui passionné par son métier. Mais il trouve le temps d’aller supporter ses deux enfants : l’un sur les pelouses des stades de rugby et l’autre au bord des bassins de la région toulousaine !

